Ben voyons donc…
on est déjà le 12 décembre.
C’est pas normal.
Hier on était en gougounes,
avant-hier on entendait encore Justin dire
« On est là pour vous »
(mais on sait jamais trop où là),
pis là…
y’a du monde qui me demande
si j’ai commencé mes cadeaux de Noël.
Mes cadeaux?!
Ben voyons donc.
J’ai encore des restants d’Halloween dans le garde-manger
pis une citrouille sur le balcon
qui vit visiblement sa meilleure vie
en mode « momie décomposée ».
Pis là tout le monde est stressé.
« Danny, as-tu fait ton sapin ? »
Non.
J’ai pas fait mon sapin.
J’ai juste trouvé la boîte…
pis j’ai refermé la porte du garde-robe.
Ça compte-tu ?
On se met une pression folle en décembre.
Faut être fin, faut être généreux,
faut être magique,
faut être inspirant,
faut être sparkly comme un café glacé Starbucks à 9,75 $.
Moi, je suis juste…
fatigué.
Content d’être en vie,
mais fatigué pareil.
Pis ça, c’est ben correct.
On n’est pas obligés
de courir comme des poules pas de tête
pour plaire au calendrier.
Ce qu’on a besoin en décembre?
C’est simple :
– du vrai monde
– des vraies affaires
– un câlin pas forcé
– pis un bon vieux « tabarouette que j’suis fier de toi »
même si on sait pas trop pourquoi.
Aujourd’hui, on est le 12 décembre.
Pis la vérité?
C’est déjà assez.
T’as pas besoin d’être extraordinaire.
Juste humain.
Juste là.
Pis si quelqu’un te dit
que t’es pas assez « dans l’esprit des fêtes »…
ben voyons donc.
Dis-lui que tu travailles présentement
sur l’esprit de survivre,
pis ça, c’est pas mal plus sport.
Vous êtes beaux,
même en version pressée-en-diable-par-le-temps-des-Fêtes.
Prenez soin de vous, pour vrai.
Drette-là,
même si on sait pas
tout à faitement
comment
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