Ah… les party de bureau.
Ce moment magique de l’année
où tout le monde prétend être
« un p’tit peu plus relax »,
mais où, en réalité, on marche tous
sur un champ de mines sociales…
en talons, en chemise trop serrée,
pis avec un verre de punch fluorescent
dans les mains.
Le party de bureau,
c’est comme un documentaire animalier.
On observe les comportements étranges
de collègues
qu’on pensait connaître…
jusqu’à ce qu’ils prennent
un shooter de trop.
Le boss…le Batman du buffet
Toujours en train de payer une tournée
pour « montrer l’exemple »
mais qui disparaît mystérieusement
juste avant que les vraies niaiseries commencent.
On le voit de loin, la chemise détachée
d’un bouton de trop,
comme un père qui surveille ses enfants…
sauf que ses enfants ont 40 ans
et des hypothèques.
La madame des RH qui devient
Karaoké Évasion
Cette femme-là passe l’année
à te dire« On garde ça professionnel,
s’il-vous-plaît ».
Mais au party de Noël?
ELLE ENLÈVE SES SOULIERS.
Elle danse du bas du dos.
Elle connaît toutes les paroles
de “Gasolina”.
T’sais que la soirée est rendue mature 
quand les RH chantent Daddy Yankee.
Le collègue qui boit
comme si y’avait plus de lundi
Lui, il arrive déjà chaud.
Il reste chaud.
Il repart chaud.
Le party, pour lui, c’est pas une soirée…
c’est un pèlerinage spirituel.
Il te raconte en pleurant
qu’il t’aime,
il rit trop fort,
il veut payer des shots
à tout le monde
avec une carte de débit
qui va refuser dans 7… 6… 5…
Le fameux : “On devrait faire ça plus souvent!”
Non.
On devrait pas faire ça plus souvent.
Une fois, c’est déjà beaucoup.
Deux fois, tu finis au karaoké
en train de chanter
“Pour que tu m’aimes encore”
à une imprimante HP.
On a assez donné.
La personne trop motivée par les jeux
Tu sais… celle qui crie “YESSSSSSSSSSSS!!!”
quand elle gagne une tasse Icetec
ou un panier-cadeau de savon parfumé
au romarin.
Elle vit le moment comme si elle venait
d’être sélectionnée pour Survivor.
Elle pleure de joie.
Elle prend une photo avec la boîte.
Elle la met sur Instagram
avec le hashtag
#Reconnaissance.
Calme-toi, Carole.
C’est du gel douche.
L’après-soiré… le lundi de la honte
Le lundi matin,
tout le monde marche dans le bureau
comme des soldats revenus de guerre.
Personne se regarde.
Personne respire trop fort.
Tu croises ton boss,
vous vous dites juste,
« Salut. »
(En langage traumatique.
On ne reparlera JAMAIS de ce qui s’est passé près de la machine à popcorn.)
La madame des RH
remet ses lunettes sérieuses
comme si elle n’avait pas twerké
dans un nuage de confettis 48h avant.
Le collègue chaud est officiellement
à jeun…et officiellement,
en dépression.
Pis toi?
Toi tu te demandes,
Pourquoi y’a encore des photos
sur Facebook?
Qui a taggé mon coude?
J’avais-tu vraiment un coude?
Au fond…
On rit.
On se juge.
On danse croche.
On se met ben trop fragiles
devant un shooter de trop.
Mais quelque part là-dedans,
on se rappelle qu’on est des humains…
pas des robots.
Des pas-tout-à-faitement-parfaits
qui ont juste besoin d’un break,
d’un peu de rire,
pis de se sentir vivants
entre deux feuilles Excel.
Prenez soin de vous, pour vrai.
Vous êtes beaux, même en version
hangover moral.
Drette-là,
même si on sait pas
tout à faitement
comment.
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